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Plongée givrée

le 12/01/10 par Maud Vidal-Naquet

lf-100101-2165Le cadre est grandiose : un lac de montagne gelé, balayé par le vent et encerclé par un cirque de montagnes. Perché à 2500 m d’altitude sur le domaine skiable d’Orcières-Merlette, le lac Long a en fait disparu sous un épais manteau de neige. Trois trous percés dans la glace signalent que l’eau est bien là. Il fait -10°C et je n’ai pas froid. J’apprécie cette ambiance de haute montagne au chaud dans ma combinaison de plongée, un masque vissé sur la tête. J’ai l’impression d’être un cosmonaute prêt à découvrir un nouveau monde.

Quand pour un reportage sur les Hautes Alpes, on m’a proposé de tester la plongée sous glace, je me suis immédiatement portée candidate. J’avais en tête les images de Jean-Marc Barre plongeant en combinaison blanche dans l’eau gelée d’un lac péruvien. Après l’île du Grand bleu en hiver, à moi le Grand bleu dans le grand blanc !

Je rejoins à ski le petit chalet d’Oser plonger. Là, on me fait superposer un babygros en polaire rouge à mon collant et mes pulls, avant d’enfiler la combinaison. En Néoprène, jersey et latex, la combinaison est complètement étanche. J’ai l’impression de ressembler à une martienne quand j’enfourche le scooter des neiges pour rejoindre le lac.

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L’appréhension du froid est complètement chassée par l’ambiance magique de haute montagne.  Près d’un mètre de glace recouvre sept mètres d’eau. Maxime le moniteur plonge le premier. Florent qui veille à notre sécurité m’équipe : 12 kg de plomb, gilet avec bouteille, tendeur… il me met lui-même les palmes afin que j’économise mon souffle. Il m’arrose le visage, la seule partie au contact avec cette eau qui ne dépasse pas 2°C. Assise au bord du trou, les pieds dans l’eau, je bascule en avant.  Maxime me place immédiatement le tendeur dans la bouche pour respirer. Je m’enfonce dans l’inconnu. Un frisson me parcourt l’échine : l’eau glacée s’infiltre sous la cagoule dans mon cou. Heureusement, l’eau ne va pas plus loin et se réchauffe rapidement au contact de ma peau. J’évolue comme en apesanteur dans cette combinaison gonflée comme un ballon. La tête touche le plafond de glace, sauf quand j’expulse suffisamment d’air de mes poumons. Je coule un peu, mais remonte comme un bouchon dès que je reprends mon souffle. L’appréhension s’envole peu à peu. Je regarde tout à loisir le spectacle féérique qui se déroule sous mes yeux : plaquées contre la glace, les bulles d’air exécutent un ballet. On les touche, elles s’étalent, s’éclatent, se reforment comme des grosses goutes de mercure. Elles cherchent à s’échapper à la surface. Parfois emprisonnées, elles creusent la glace, formant de petits trous. Les puits de lumière illuminent les dessous du lac d’un jeu d’ombres et de lumières vertes. Ailleurs, il fait tout noir, donnant un vertige presque oppressant. Ma plongée est guidée Maxime et les fils rouges tendus sous la glace. Je découvre un monde inattendu et magique, habillé de poésie et de touches d’humour par l’équipe d’oser plonger… Un miroir installé sous la glace flatte mon ego en renvoyant l’image de mon exploit. Il paraît même qu’un poisson exotique se serait acclimaté dans ce lac…

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Je remonte conquise. J’ai l’impression d’avoir vécu une expérience d’aussi intense que si j’avais voyagé dans l’espace. Dans le chalet, thé et café bien chauds nous attendent. J’apprends qu’un tiers des plongeurs font ici leur baptême de plongée avec une bouteille.  Preuve que l’activité est aussi extrême qu’accessible.


Pour qui : tout le monde au-dessus de 16 ans. Assez facile à condition de ne pas être claustrophobe.

Accès : domaine skiable d’Orcières 1850 (www.orcieres.com)

Le prix : 75€ tout compris. L’aventure dure deux heures, dont 20 minutes passées sous la glace.

Le site : www.oserplonger.com


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Incendies

le 07/12/09 par Laurent Fabre

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Sur la route de Dionysos au milieu des pins calcinés, une église pas terminée. Athènes, le 9 octobre 2010.


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Fin d’orage

le 06/11/09 par Laurent Fabre

Egine, 16 octobre 2009, après l'orage

Après l’orage, Egine, 16 octobre 2009.

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Saute mouton ?

le 26/10/09 par Laurent Fabre

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Près d’Antissa sur l’île de Mytilène, une chèvre joue à saute mouton, 4 juin 2009.


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Chèvres artistes

le 16/10/09 par Laurent Fabre

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A Céphalonie, les chèvres sculptent d’étranges statues, 30 septembre 2009.


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le 14/10/09 par Laurent Fabre

12 septembre 2009, Santorin, piscine et mauvais temps

Santorin, 12 septembre 2009, piscine et mauvais temps


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Mur

le 09/10/09 par Laurent Fabre

Santorin, 9 sept 2009, mur à Finikas

Santorin, 9 septembre 2009, mur à Finikas


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L’île du Grand bleu en hiver

le 12/02/09 par Maud Vidal-Naquet

lf-050507-0618Pour fêter le point final posé à la rédaction de mon guide sur les Cyclades - à sortir en mars chez Hachette, dans la collection Evasion - je rêvais de vacances. Pourquoi ne pas partir, là où tout a commencé : Amorgos, la plus sauvage et orientale des Cyclades ?

Depuis Egine, l’île où je réside à quelques encablures d’Athènes, je guettais le beau temps. Il est enfin annoncé pour la mi janvier : une petite semaine de températures douces, de vents faibles, d’atmosphères claires. Ce phénomène météo qui se reproduit en principe chaque année entre la mi-décembre et la mi-février est connu en Grèce sous le nom de “journées alcyoniennes”. A Paros, mon ami marin Georges Gritsis1 m’avait raconté une version du mythe :

Lorsque Zeus tomba amoureux d’Alcyoné, fille d’Eole, Héra, la femme trompée, poursuivit la belle de sa colère. Elle la transforma en martin-pêcheur, appelé alcyon en grec. Ce superbe oiseau aquatique au plumage coloré se reproduit en hiver. Pris de pitié pour son amante, Zeus créa une période de redoux afin qu’elle puisse pondre et couver en toute tranquillité, donnant naissance aux fameuses journées alcyoniennes.


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Du nouveau chez Reporterre

le 11/02/09 par Maud Vidal-Naquet

La nouvelle version de reporterre.com est arrivée !

A cette occasion, notre collectif de reporters spécialisés dans le voyage s’agrandit avec l’arrivée d’Anouk Garcia. Paysagiste et anthropologue de formation, Anouk a vécu en Afrique, en Chine et en Australie. Elle travaille aujourd’hui sur le Brésil. Au pays de l’or vert, elle filme, écrit et photographie, des indiens de l’Acre aux plages sauvages d’Itacaré.


Côté internet, Laurent s’est replongé dans le webdesign et la programmation pour réaliser la nouvelle mouture du site. La maquette s’est aérée en faisant une large place aux photos (portfolio, reportage). Il s’est surtout enrichi de nouvelles rubriques comme les archives (dejà un millier de photos sur la Grèce, la Slovénie, la Camargue…) et le blog où l’on vous tiendra informé de notre actualité, mais aussi de nos coups de coeur ou coups de gueule. Premier papier sur Amorgos : l’île du Grand Bleu en hiver. Incontestablement un coup de coeur !



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